Pédagogies

Atelier peinture

Une école pas comme les autres… mais pas sans cadre

Bienvenue dans une école où on apprend à lire, à écrire, à compter… mais aussi à jardiner, coopérer, débattre, réparer une brouette, apprendre à dire non gentiment, et parfois, à faire une pâte à sel sans drame.

Ici, chaque enfant est accueilli comme une personne à part entière. On parle souvent de “rythme”, de “besoins”, « d’écoute”, et on le fait pour de vrai.
On pense qu’un enfant apprend mieux quand :

  • il est respecté,
  • il se sent en sécurité,
  • il a le droit de poser des questions,
  • et qu’il n’a pas peur de se tromper.

Alors non, les enfants ne font pas “ce qu’ils veulent”. Mais on leur apprend à vouloir ce qu’ils font (oui, on aime les paradoxes pédagogiques).

On travaille sans punition, sans récompense, mais avec un cadre clair, vivant, construit ensemble. Et ça marche.

Ce qu’on apprend ici

Comme dans toute école, les enfants travaillent les compétences du socle commun de l’Éducation Nationale (lire, écrire, compter, comprendre, s’exprimer, respecter les autres…), mais pas en cochant des cases.

Mais on ne s’arrête pas là.
Chez nous, tête, cœur et mains vont ensemble.
Chez nous, on apprend à :

  • lire un roman et une recette,
  • compter des billes et des pommes de terre,
  • écrire une phrase et une lettre à un habitant du village,
  • écouter, coopérer, choisir, réparer,
  • poser des questions, chercher, expérimenter
  • cultiver la patience, la joie, l’autonomie

Bref, on apprend à apprendre, mais aussi à vivre ensemble.

Nos choix pédagogiques (et pourquoi ça marche)

On aime le bon sens. Ce qui compte, ce n’est pas la méthode, c’est l’enfant qui apprend.

Chez nous, on s’appuie d’abord sur les bases solides de l’école française :
→ lire, écrire, compter, structurer la pensée, mémoriser, s’exprimer…

Mais on pioche aussi avec plaisir (entre autres) :

  • dans Montessori, pour la manipulation, l’autonomie, l’ambiance calme
  • dans Freinet, pour les projets, la coopération, l’expression libre
  • dans la pédagogie par la nature, pour l’ancrage réel, sensoriel et vivant

On fait du cousu-main, pas du prêt-à-penser.
Et chaque jour, on adapte : aux enfants, au climat, à l’énergie du moment.

Nos 3 grandes boussoles pédagogiques

1️. Apprendre à vivre ensemble et devenir citoyen.ne

Parce qu’on ne naît pas citoyen, on le devient à force d’écouter, de choisir, de participer.

Chez nous, les enfants :

  • participent à un conseil d’élèves 2 fois par mois (où ça discute sérieux),
  • construisent ensemble les règles de la classe (et râlent parfois quand elles s’appliquent),
  • apprennent à dire “je ne suis pas d’accord” sans hurler,
  • et découvrent que “liberté, égalité, fraternité”, ce n’est pas juste pour les jours fériés.

2️. S’émerveiller du monde et prendre soin de la nature

L’école, ce n’est pas juste un bâtiment. C’est le monde entier.

L’école, c’est aussi dehors.
On jardine, on observe les insectes (même les moches), on fabrique, on répare, on se trompe, on recommence.
On rencontre des artisans, des paysans, des artistes.
On apprend que l’environnement n’est pas un chapitre de leçon, mais notre terrain de vie.

3️. Devenir soi, sans écraser les autres

Parce que l’école, c’est aussi l’endroit où on apprend à être humain.

Chez nous, les émotions ont le droit d’exister.
On les nomme, on les accueille, on essaie de les comprendre.
Les conflits ne sont pas “interdits”, ils sont accompagnés.
On apprend à gérer sans taper, sans fuir, sans bouder trois jours (enfin… on essaie.)

Et les enfants “différents”, alors ?

Eh bien… on les accueille.
Pas “malgré” leurs particularités, mais avec.
On accompagne, dans la mesure de nos forces et de nos moyens, des enfants :

  • DYS (dyslexie, dyspraxie, dysorthographie…),
  • à haut potentiel,
  • très sensibles,
  • ayant des parcours atypiques
  • ou un peu “hors format”.

Quand cela est possible, on adapte les supports, les rythmes, les consignes, on écoute les familles, on collabore avec les professionnels si besoin (orthophoniste, psychologue, etc.).
Et parfois, on fait juste de la place à leur manière d’être.

Nous restons une petite structure, et nous sommes aussi lucides sur nos limites : nous n’avons pas d’AESH ni de dispositifs spécialisés à plein temps. Mais nous avons de la souplesse, de l’écoute, de l’attention vraie. Et souvent, ça change déjà beaucoup de choses.

Et dans la classe, concrètement ?

  • Des petits groupes,
  • Des ateliers où on peut bouger (un peu) et créer (beaucoup),
  • Des projets, des discussions, des jeux (oui, des jeux),
  • Des manuels (quand c’est utile),
  • Des devoirs (quand ça aide),
  • Des enfants qui peuvent s’exprimer, mais qui savent aussi écouter.

Et surtout : une ambiance sérieuse sans être lourde, joyeuse sans être brouillonne.

Le Festival des Fantastiques : notre fête-pédagogie

Ce n’est pas juste un spectacle. C’est une bulle de joie et de fierté.

Chaque année, en juin, enfants, familles, intervenants et bénévoles co-construisent un festival créatif, participatif, généreux.

Les enfants travaillent toute l’année sur cet évènement :

  • ils choisissent un thème
  • ils inventent des saynètes, des expos, des jeux
  • ils préparent l’espace, communiquent, accueillent

Et nous ?

  • On les regarde, parfois émus, souvent bluffés

C’est notre façon de mettre en lumière ce qui s’est vécu toute l’année, et de montrer que les apprentissages prennent sens quand ils deviennent vivants.

Et les parents dans tout ça ?

On les adore. Même quand ils arrivent en retard (pas trop souvent quand même).

On aime :

  • les discussions du matin qui traînent,
  • les coups de main pour une sortie ou une cabane,
  • les propositions farfelues ou géniales (“je peux venir leur parler des abeilles ?”),
  • les coups de pouce discrets et les grands élans collectifs
  • le partage d’une passion ou d’un métier,
  • ou juste qu’ils soient, curieux, attentifs, en lien.

On ne fait pas juste “avec les parents”. On fait grâce à eux, parce qu’ils sont acteurs du projet, pas simples spectateurs.

En résumé

Une école à taille humaine, les pieds dans l’herbe, les yeux grands ouverts.
Une école sérieuse, mais joyeuse.
Une école qui enseigne sans oublier d’éduquer.

Une école où on grandit… et où, souvent, on redevient un peu enfant aussi.

Vous souhaitez découvrir le projet d’école en détail? Vous pouvez le consulter et le télécharger ci-dessous:

Envie de voir ça en vrai ?

Passe à l’école. On t’offre un café, un sourire… et peut-être un peu de gadoue.

L’école a besoin de soutien pour exister. C’est aussi simple que ça.
Les frais de scolarité ne couvrent pas tout. Et pourtant, on essaie de rester accessibles.
Faire un don, c’est permettre à des enfants d’apprendre autrement, à des familles de s’impliquer, et à une école vivante de continuer.
Je soutiens l’école